Jeux vidéo : crédit d’impôt jeu vidéo et IP box
Le crédit d’impôt jeu vidéo aide à produire, l’IP box allège l’impôt sur les revenus d’exploitation. Les deux se combinent, à condition de séparer la part logicielle du jeu et de ne pas compter deux fois les mêmes dépenses.
Mis à jour le 15 octobre 2026Lecture 3 minPublié le 24 juin 2026
Les studios français bénéficient depuis longtemps du crédit d’impôt jeu vidéo, prévu à l’article 220 terdecies du CGI, qui porte sur les dépenses de création des jeux agréés. L’IP box intervient à une autre étape : celle où le jeu, le moteur ou les outils du studio produisent des revenus de concession.

La part logicielle du jeu
Un jeu vidéo associe un logiciel (moteur, code de gameplay, outils) et des éléments artistiques (graphismes, musique, scénario, personnages). Seul le logiciel original relève de l’IP box. Les redevances d’édition doivent donc être ventilées, en général selon les coûts de production respectifs de la programmation et de la création artistique.
Le cas du moteur propriétaire
Un studio qui a développé son propre moteur et le licencie à d’autres studios perçoit des revenus purement logiciels, sans ventilation artistique. C’est la situation la plus favorable à l’IP box dans le secteur, à condition que le moteur soit original et que ses développements aient été conduits par le studio.
Éviter le double emploi
Les dépenses qui ont ouvert droit au crédit d’impôt jeu vidéo sont des dépenses de création du jeu. Elles peuvent aussi constituer des dépenses de R&D rattachées à la composante logicielle pour l’IP box, mais il faut s’assurer de la cohérence des deux traitements et de la documentation de chacun. L’analyse se fait jeu par jeu, ou par moteur lorsque celui-ci est commun à plusieurs titres.